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mercredi, 29 septembre 2010

ASEC-AFRICA: Si ça vous intéresse encore !

Alors que le public ivoirien est pourtant est l'un des plus passionnés d'Afrique pour le football, le championnat national de Côte-d'Ivoire "passe son chemin" dans le plus grand anonymat, avec un désintérêt de plus en plus croissant des populations depuis plusieurs années.

Finie la grande époque des derbys ASEC-AFRICA dans la tradition de l'art, qui tenaient la nation entière en haleine.

Finie la belle épopée du championnat de Côte-d'Ivoire où des génies tels Laurent Pokou, Miézan Pascal, Abdoulaye Traoré "Ben Badi" (et j'en passe) on fait rêver plus d'un ivoirien dans un passé pourtant pas si lointain.

Finie l'époque des grands dirigeants tel Simplice de Messe Zinsou qui savaient donner "du piment" à l'environnement du football ivoirien local (même si Maître Roger Ouégnin est encore là).

Que s'est-il passé ?
- Politique sportive interne inapropriée qui n'a pas su évoluer pour s'adapter aux exigences d'un monde du football plus performant et plus professionnel, donc plus exigent ?
- Trop grande influence des championnats étrangers par médias satellitaires interposés ?

L’heure viendra certainement où il faudra se pencher sérieusement sur toutes ces questions et bien d’autres encore, afin que le championnat de football de notre pays recommence à attirer des foules dans les stades.

En attendant, si vous êtes "déconnectés" (comme moi !) et que malgré tout vous restez un nostalgique des performances des deux "GEANTS" de notre football, voici de quoi vous mettre sous la dent à travers la petite "revue de presse" qui suit.

NB: les tribunes que vous voyez si "garnies" sur l'image ci-dessous, c'est bel et bien au stade FHB à l'occasion d'un match de l'ASEC des temps modernes !

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00:10 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

samedi, 25 septembre 2010

Foncier en Côte-d'Ivoire: le comble de l'anarchie

De plus en plus, le citoyen ivoirien en quête d'une propriété immobilière à Abidjan est enclin à se tourner vers les sociétés promotrices -l'un des moyens les plus fiables à ce jour- malgré l'exiguïté et l'inconfort de ce qu'elles proposent aux clients. Mais les pauvres Abidjanais ont-ils vraiment le choix, quand on sait qu'en matière de terrain et propriétés immobilières dans la grande métropole et sa périphérie, il règne une totale anarchie au relent d'escroquerie et d'arnaques de toutes sortes. On vend un terrain à un tiers, on le revend à un autre, puis à un autre ... jusqu'à l'infini. On est même prêt à vendre son âme au diable, pourvu que celui-ci soit preneur !

Conséquence inévitable: des conflits fonciers à n'en pas finir.

L'article qui suit, tiré du quotidien Notre Voie du samedi 25 septembre 2010 en est une parfaite illustration.

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18:29 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | |

lundi, 20 septembre 2010

Ce croqueur de belles dames !

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Ce réquin, magnifique créature des eaux à l'allure angélique, n'est en réalité qu'un sinistre croqueur de... belles dames !

Les images impressionnantes qui vont suivre ("empruntées" au blog de FERNAND DINDE), j'ai mis une semaine entière avant de réussir à les regarder totalement jusqu'au bout.

Donc, si vous êtes une âme sensible, abstenez-vous ! N'allez pas au-delà de cette ligne.

Mais si vous pensez pouvoir supporter, faites donc le saut dans l'horreur ...

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06:09 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | |

vendredi, 17 septembre 2010

Barre d'admission en 6e, ce système si élitiste !


Depuis le jeudi 9 septembre 2010, les résultats des affectations en classe de 6e sont disponibles dans toutes les Inspections d'Enseignement Primaire et les Etablissements secondaires de Côte-d'Ivoire. Comme chaque année, beaucoup d'élèves ont (encore!) été laissés sur la touche et pour cause: il fallait avoir 110 points pour être admis en 6e sur 170 points possibles, soit une moyenne de 12,94 (environ 13) sur 20. Ainsi donc, alors que la chance devait être donnée à tous les élèves moyens de poursuivre leur scolarité sans embuches jusqu'en classe de 3e au moins, cette barre d'admission apparaît comme un goulot d'étranglement dans le continuum, rendant le système subitement élitiste en classe de CM2. Jusqu'à quand encore ?

En attendant une hypothétique réponse à cette interrogation, les Inspecteurs de l'Enseignement Préscolaire et Primaire (IEP) à travers leur syndicat ont fait connaître leur avis qui milite en faveur de la suppression pure et simple du concours d'entrée en 6e.

Bien-sûr, cette position peut paraître surprenante pour certaines personnes et susciter des interrogations à leur niveau. Mais je tiens à rassurer ces sceptiques car à y voir de près, la seule chose qui motive encore le maintien de cette pratique qui ne se justifie plus, c'est le manque de structures d'accueil au niveau de l’enseignement secondaire. Faut-il pour autant continuer chaque année de sacrifier de jeunes enfants innocents dont le seul tort est de ne pas réussir à se "hisser" parmi l'élite pour aller en 6e ?
Il faut donc songer à créer de nouvelles structures, tout simplement ! Mais où trouver les moyens pour construire autant de lycées et collèges ? A ceux qui se posent ces questions, l'on pourraient répondre également par ... des questions !

-Avions-nous prévu de gérer une guerre et ses effets collatéraux sur près d’une décennie ? Que non ! Pourtant, l’Etat mobilise bien des moyens depuis 2002 pour la gérer, parce que cette crise s’est imposée à nous comme une réalité implacable, donc comme une priorité.

-La récente vague des cinquantenaires en Afrique était-elle prévue et budgétisée des années à l’avance ? Bien-sûr que non ! Mais quand elle s’est imposée à l’Afrique comme une réalité doublée d’un phénomène de mode (devenant ainsi donc "une priorité"), les moyens - des milliards ! - ont bien été mobilisés par les pays concernés.

Les exemples de ce genre sont légion. Pourquoi donc évoque-t-on chaque fois l’alibi du manque de moyens quand il s’agit d’une question aussi importante que celle relative à l’avenir de notre nation, des milliers d’enfants (pourtant valables) jetés chaque année à la rue à partir du CM2, tout simplement parce que n’ayant pas pu obtenir 13 de moyenne pour aller en 6e, faute de places dans le secondaire ?

Ce que je tente de montrer, c’est que la question du manque de structures d’accueil, bien qu’étant une réalité ne constitue pas un blocage insurmontable. Il suffit tout juste d’en faire une priorité, et les moyens suivront. Tout est une question de planification. D’ailleurs, qui nous dit que l’Etat, pour une telle question d’intérêt hautement national et patriotique, ne trouvera pas un écho favorable auprès des bonnes volontés (Conseils Généraux, Mairies, Bailleurs internationaux, ONG, individus charitables, etc. ) ? En la matière, l’exemple du CONASFOR - Comité National de Soutien aux Forces de Réunification - est bien patent. Cette structure informelle, partie pourtant de rien n'a-t-elle pas réussi à mobiliser des fonds colossaux pour soutenir le processus de sortie de crise ?

Enfin, je voudrais demander un peu d'indulgence à tous ceux qui, depuis cette prise de position courageuse des Inspecteurs, émettent certaines réflexions souvent désobligeantes à leur endroit. Je signale à toutes fins utiles que les IEP n’ont émis qu’un avis de technicien bien justifié, qui ne lie pas cependant le décideur, l’Etat de Côte-d’Ivoire.

C'est une position d'autant plus justifiée qu'elle n'est que la suite logique de la politique éducative dans laquelle notre pays a elle-même délibérement choisi de s'inscrire, la Formation Par Compétences (FPC) dont l'objectif principal est de mener le maximum d'apprenants vers la réussite. Au lieu de pourfendre cet avis, il est donc plutôt impératif de chercher à le comprendre et à le soutenir afin que nos progénitures, de nombreux enfants pourtant méritants, ne continuent plus d’être éjectés prématurément du circuit scolaire au CM2, faute de structures d’accueil dans le secondaire.

TOURE Youssouf, IEP

06:13 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | |

mardi, 14 septembre 2010

Jeu d'alliance: la lune de Korhogo

Ce n'est un secret pour personne, le peuple korhogolais est resté longtemps animiste et fortement rattaché aux fétiches, jusqu'à un début d'islamisation dans un passé récent. Et pour prouver cette foi naissante, le peuple de korhogo a bataillé ferme pour que le croissant lunaire marquant le depart du jeûne du Ramadan soit vu à ... Korhogo, et nul part ailleurs. Ainsi donc, tout le monde a applaudit "la lune de Korhogo" qui a marqué le top-départ du carême musulman cette année.

Le mercredi 08 septembre dernier, 29e jour du mois de carème (donc jour probable d'apparition de la lune marquant la fin du jeûne), tout le monde attendait que "la lune de Korhogo" viennent de nouveau libérer les musulmans de Côte-d'Ivoire. Toutes les oreilles étaient donc tendues vers les Korhogolais afin qu'ils terminent ce qu'ils avaient commencé. Et là, silence-radio: aucun "son" n'est venu de Korhogo! Que s'est-il passé ?

En fait, tout le monde avait semblé oublier le vieil adage qui dit: "chasser le naturel, il revient au galop". En effet, après le début du carême, le naturel est revenu au galop à Korhogo, de sorte que le fétiche, le "tchapalo" et autres pratiques traditionnelles ont repris le pas sur la religion.

Alors musulmans de Côte-d'Ivoire, un homme avertit en vaut deux, au cas où "la lune de Korhogo" se manifesterait encore les années à venir !

par TOURE Youssouf, de Férentella (TOUBA), Mahou pur sang !

06:40 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | |

lundi, 13 septembre 2010

Bonne rentrée scolaire à tous

Aujourd'hui, lundi 13 septembre 2010, c'est la date officielle de la rentrée des classes en Côte-d'Ivoire. C'est un grand jour pour nous, acteurs de l'école -responsables administratifs, enseignants, élèves-, pour les parents d'élèves soucieux du devenir de leurs progénitures et également pour les bailleurs internationaux qui investissent beaucoup de fonds dans le secteur de l'éducation.

Je voudrais saluer la courageuse décision de Monsieur le Ministre de maintenir depuis quelques années, la date de la rentrée à la mi-septembre (malgré les nombreuses pressions), toute chose qui permet au système d'avoir un temps scolaire raisonnable (malgré les grèves) pour l'achèvement des programmes et la validation de l'année conformément aux standards internationaux.

Tout en priant pour que le Seigneur DIEU garde sa main sur notre pays et sur l'école en particulier, je souhaite une très bonne rentrée scolaire à tous les acteurs de l'école ivoirienne.

TOURE Youssouf
IEP Daloa-3

06:55 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

dimanche, 12 septembre 2010

Dialogue inter-religieux: le modèle ivoirien

Le mercredi 8 septembre, le pasteur extrémiste américain TERRY JONES annonçait son intention de faire brûler 200 exemplaires du Coran le 11 septembre 2010, date de la commémoration des attentats contre les tours jumelles du World Trade Center de New-York (2001). Bluff ou Chantage ? La suite a clairement montré qu'il ne s'agissait en réalité que d'un simple coup médiatique pour un personnage en mal de publicité. En effet, le samedi 11 septembre (hier), date initialement prévue pour l'autodafé du Coran, l'intéressé a déclaré sur la chaîne de télévision américaine NBC qu'il ne brûlerait le Coran "ni aujourd'hui, ni jamais".
Au delà du soulagement général suscité par cette sage décision, l'on n'oubliera pas tout de même la polémique qui a enflammé le monde entier pendant quelques jours, sur fond de haine et d'intolérance réligieuse.

Dans cette grisaille où "la geurre des religions" gagne du terrain entre le monde arabe et l'occident (les USA en particulier), le modèle ivoirien est assez parlant pour qu'on le passe sous silence.
En effet, à plusieurs occasions par le passé, les leadres religieux ivoiriens ont su s'éléver au dessus de toutes les considérations haineuses pour nouer un dialogue inter-religieux franc et sincère, dont l'un des indicateurs les plus patents est l'existence d'un forum des confessions religieuses dans notre pays.

L'illustration de cette franche collaboration à encore été donnée ce vendredi 10 septembre 2010, pendant la célébration de l'Aid El Fitr (fête de Ramadan). A cette occasion, c'est avec joie et satisfaction que les millions de téléspectateurs ont noté dans les réportages de la RTI, la présence rassurante des représentants des autres confessions réligieuses sur les lieux de prière, notamment à la mosquée Bilal de Yopougon Port-Bouet 2 dirigée par l'imam Koné Idriss Koudouss, président du Conseil National Islamique (CNI). Les images de la visite de ce dernier au chef de l'Etat -pour lui dire merci au nom des musulmans pour la signature du decret de validation de la liste éléctorale- ont encore montré la présence de ce collège de ministres de divers autres cultes, présence chagée de symboles et de messages.

Comme quoi, l'Afrique ne présente pas que des tableaux sombres de guerre, de famine, de mal-gouvernance et que sais-je encore ! Le modèle ivoirien en matière de dialogue inter-religieux n'est-il pas un cas d'école ?


TOURE Youssouf

17:23 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

samedi, 11 septembre 2010

L'uniforme scolaire en question

Le quotidien Nord-Sud, dans sa parution du mercredi 8 septembre 2010 a donné la parole à deux spécialistes de l'éducation sur la question du retour au port obligatoire de l’uniforme scolaire. Il s'agit de messieurs Germain Zamblé Bi, SG du Syndicat National des Inspecteurs de l’Enseignement Préscolaire et Primaire de Côte d'Ivoire et Adama Wattara, psychopédagogue, formateur de formateurs à l’Institut pédagogique national de l'enseignement technique et professionnel (Ipnetp). Les deux spécialistes donnent leurs avis sur la question.


Germain Zamblé Bi, SG du Syndicat national des inspecteurs de l`enseignement préscolaire et primaire de Côte d`Ivoire relativise: “Au collège, l’uniforme peut éviter des excès”

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Etes-vous pour ou contre le retour au port obligatoire de la tenue scolaire ?

Nous pensons qu’il faut relativiser les choses. En ville, la tenue scolaire permet de distinguer les élèves des badauds. Dans les campagnes, il est bon de libéraliser. A Bondoukou ou à Odienné, des parents n’ont même pas un sou pour offrir des tenues scolaires à leurs enfants. Avec le port obligatoire, on renvoyait les enfants qui venaient en classe en tenue civile. Or, l’objectif est d’atteindre la scolarisation à 100%. Il faut démocratiser l’école et pour le faire, il faut annihiler tous les obstacles.

Au lieu de relativiser, pourquoi ne pas recadrer la politique de la libéralisation de la tenue en la subventionnant?

Si vous constatez, à Abidjan, la majorité des enfants est en tenue. Ceux qui peuvent la porter, le font. Mais il ne faut pas causer d’entraves à ceux qui ne le peuvent pas. C’est cela la philosophie qui sous-tend cette politique.

Quelle attitude avoir avec les élèves qui viennent en tenue civile indécente et qui brandissent la libéralisation comme alibi ?

Peut-être qu’au collège, on devrait exiger la tenue pour éviter les excès. On pourrait, par exemple, libéraliser au primaire et imposer la tenue au collège. Dans tous les cas, il faut relativiser. Et il faut aussi des balises.

Entretien réalisé par Nesmon De Laure
sources:quotidien Nord-Sud du 8 septembre 2010
illustration: www.synaieppci.org



Adama Wattara (Psychopédagogue) : “L’uniforme scolaire obéit à une quête de discipline”

Quels sont les objectifs de la tenue scolaire ?

Ce sont certainement les contraintes de la tenue scolaire qui amènent à opter pour la libéralisation. Le système scolaire n’est pas seulement un système de formation. Il est aussi un système d’éducation et, l’éducation a ses contraintes. A la banque, par exemple, le professionnel a une tenue de haute classe. Dans l’armée également, il y a des tenues. Quand il n’y a pas d’uniforme dans certains secteurs, il y a des insignes qui distinguent le personnel. Il y a une responsabilité qui est liée à la tenue. Dans d’autres sphères de la société, les gens n’en ont pas conscience, parce qu’on ne le leur a pas inculqué depuis l’enfance. Voilà pourquoi, il faut habituer les gens, depuis le bas âge, au port de l’uniforme. Et, l’école est un endroit par excellence pour le faire. Dans la tenue, il y a de la distinction. Elle a également un rôle de différenciation.

Peut-on donc affirmer que l’uniforme obéit a une quête de discipline ?

Justement. Celui qui porte l’uniforme ne peut se permettre n’importe quoi. Parce qu’il sait qu’on peut facilement le reconnaître en cas de bavure. Au Gabon, par exemple, des dispositions sont prises pour empêcher tout quidam d’entrer dans les services publics avec n’importe quelle tenue. Chez nous, les jeunes s’habillent de plus en plus mal. On crie au scandale parce qu’on a dépassé les limites. Il faut donc revenir au juste milieu. Des élèves portent des pantalons qui laissent voir les slips. Si, depuis le primaire, on leur enseigne que la tenue confère une responsabilité, ils ne peuvent pas se permettre de tels excès. La tenue oblige l’élève à la correction. Et, cela n’est possible que, si au niveau de l’Etat, on comprend que l’école n’est pas seulement un lieu d’acquisition de connaissance.

A Abidjan, comme dans certaines villes du pays, la libéralisation de l’uniforme scolaire a du mal à s’imposer. N’est-il pas temps de revenir carrément au port obligatoire de l’uniforme ?

Certains responsables d’établissements exigent la tenue. Et, de l’autre côté, il y a des dispositions légales de l’Etat qui autorisent la libéralisation. Vous constatez qu’il n’y a pas de cohérence. Cela dénote du désordre qui règne. Il faut partir du constat des acteurs de l’école pour faire des propositions à l’Etat afin que nos enfants puissent bien s’habiller. La majorité des Ivoiriens est soit musulmane ou chrétienne. Et, à l’église comme à la mosquée, il y a une tenue vestimentaire recommandée. Quand de jeunes élèves sont dans des tenues indécentes, il y aura de la tentation chez les profs. Et, c’est de là que découle le harcèlement sexuel. Il y a des tenues qui ont des risques et des inconvénients.

Est-ce à dire que la tenue vestimentaire de l’élève influence son rendement scolaire ?

Tout à fait. Voilà pourquoi il est important d’harmoniser les points de vue à partir du constat des chefs d’établissements. S’il doit y avoir différentes tenues d’une ville à une autre ou d’un établissement à un autre, cela devient une foire. Il faut uniformiser la tenue de sorte que les contraintes soient moindres surtout au niveau du coût.

Un parent d’élève propose la réduction du coût du tissu kaki. Est-ce dans ce sens que vous abondez ?

Avec notre politique salutaire de l’école gratuite, on pourrait y inscrire la gratuité de la tenue scolaire. A défaut, la tenue peut être subventionnée. Cela est important car il ne faut pas permettre aux enfants de porter n’importe quoi dans une même classe. D’ailleurs, on pourrait distinguer l’enfant du riche commerçant du quartier et celui du plus misérable. Une fois que les différences sociales se sentent dans la classe, c’est un danger. Le complexe, chez l’élève, peut influencer négativement son rendement et son évolution. La libéralisation a un objectif noble mais elle n’est pas toujours positive. Quand il y a des rafles, par exemple, les corps habillés sont beaucoup plus tolérants envers les élèves. Mieux, ils les protègent et les conduisent à la maison, en situation de crise. Dans les écoles confessionnelles, islamiques, on a commencé à instaurer l’uniforme. De même, l’enseignant doit être correct et présentable.

Est-ce à dire qu’il faut un uniforme aux enseignants ?

Certains enseignants ont du mal à porter une cravate. Or, il leur appartient d’être des modèles. D’autres s’habillent souvent en des chemises pagnes aux motifs agressifs. Ce n’est pas normal. L’Etat devrait aider les parents et les enseignants à avoir des tenues correctes. Il y a un objectif noble derrière le port de la tenue.

Nesmon De Laure
sources: quotidien Nord-Sud du 8 septembre 2010

20:02 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | |

Le pénalty le plus dingue de l'histoire

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Le gardien de but du FAR de Rabat pensait avoir réussi le plus dur en arrêtant le pénalty d'un joueur du Maghreb de Fès lors de la séance des tirs au but. Sauf que...

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07:49 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

jeudi, 09 septembre 2010

Mauvais résultats scolaires : Bleu-Lainé convoque des Directeurs Régionaux

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“Tous les chefs d`établissements des Directions régionales de l`éducation nationale(Dren) d`Abidjan, de Dabou, de Divo, d`Aboisso, d`Adzopé et d`Agboville, ayant fait moins de 20% au Bac et au Bepc sont convoqués à mon cabinet pour une rencontre le jeudi 09 septembre à 10 heures

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08:10 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |