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lundi, 22 août 2011

L'épineuse question des examens pédagogiques dans l'enseignement préscolaire et primaire

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Malgré le contexte très difficile de l’après crise, tous les acteurs de l’école se sont mobilisés pour sauver l’année scolaire dont le dénouement sera l’exécution des examens à grands tirages qui débuteront à partir du mardi 06 septembre 2011 avec le CEPE/Entrée en 6e.
Dans l’enseignement préscolaire et primaire, les indicateurs palpables de cette mobilisation sont nombreux: réouverture de la quasi-totalité des écoles, réalisation des contrôles continus des élèves, exécution des examens pédagogiques de titularisation et d’intégration (CAP et CEAP) pour de nombreux candidats, etc.

Les examens pédagogiques justement, parlons-en ! Que de supputations, de critiques et de suspicion à n’en pas finir à ce sujet ! Au centre de toutes ces récriminations se trouve bien malheureusement l’Inspecteur. Accusé à tort ou à raison ? Les avis divergent d’un individu à un autre selon sa sensibilité.
Quoi qu’il en soit, les médias en ont souvent fait l’écho de façon très retentissante (cf Le Patriote du 10 janvier 2009 ; Notre Voie du 1er juin 2010), avec au menu, des griefs tournant généralement autour du racket et du manque de conscience professionnelle, doublés d’un état d’avilissement inacceptable pour cette fonction pourtant si noble dans un passé encore très récent. Y croire ou ne pas y croire ? Difficile d’y répondre, car en effet :

• Faut-il croire qu’un examen puisse être expédié en moins d'une heure et demi (prestation et critiques y compris) alors que normalement, il ne devrait pas durer moins de 4 heures pour une titularisation et 7 heures pour une intégration ?

• Est-il crédible d'entendre dire que certains examens sont validés par l’Inspecteur (admission ou échec) alors qu’il n'a suivi aucune des prestations en classe, ne serait-ce qu'au moins une discipline ?

• Faut-il croire qu'un Inspecteur puisse en arriver à harceler les candidats et imposer des montants à payer avant de leur "offrir" l'examen ?

• Est-il possible que l’examen devienne un acte tarifé où l'IEP ne joue qu'un rôle "d'encaisseur de fonds" pour laisser ensuite les Conseillers pédagogiques exécuter "des mascarades d'examens" ?

• Peut-on croire qu'un IEP puisse en arrive à réclamer "son dû" aux candidats, souvent même par message (sms) avant de venir les voir ?

• Est-ce possible qu’un IEP fasse signer une reconnaissance de dette à un candidat qui n’est pas en mesure de "payer son examen" au moment du passage de la commission ?

• Peut-on imaginer que les stagiaires, dès leur arrivée déjà en début d’année scolaire, soient "vendus" -et souvent à prix d’or- à des villages déshérités qui en ont le plus grand besoin ?

Bref, que d’interrogations troublantes !

Pour ma part, mon instinct d'Inspecteur m'invite à rejeter catégoriquement ces "allégations" car j’imagine difficilement qu'un IEP, eu égard à la noblesse du métier qui est le sien, puisse en arriver à vendre son âme au diable à ce point.
Seulement voilà: mon assurance est souvent trahie par la conviction qui se dégage des propos de certains candidats victimes de telles pratiques ou des personnels des CAFOP (Directeur, éducateurs, professeurs) avec lesquelles ils sont en contact permanent, au point que l'on est bien tenté de croire que dans certaines inspections, bon nombre de ces récriminations semblent fondées, malheureusement.

Dans un tel contexte, que faire ?

Il est important que chacun, à quelque niveau qu’il se situe dans la chaîne, fasse son examen de conscience afin d’adopter le comportement juste qui contribuera à améliorer la situation. Ainsi donc :

Au niveau des Inspecteurs de l’Enseignement Préscolaire et Primaire

-Les Chefs de Circonscription: Si d’aventure certains IEP se reconnaissent dans ce qui nous est reproché (car je continue d’avoir du mal à y croire), il est grand temps qu’ils arrêtent de déshonorer à ce point notre corporation. Il est impératif que nous ne perdions pas de vue notre rôle de formateur avant d’être évaluateur. C’est pourquoi, nous devons plutôt initier pour ces novices des séances de formation continue, d’une part pour harmoniser leurs acquis des différents CAFOP d’origine, et d’autre part pour compléter leur formation initiale théorique reçue dans ces centres de formation.

-Les Directeurs de CAFOP: Les Directeurs de Cafop doivent s’impliquer davantage dans la sensibilisation des stagiaires au cours de leur formation en les invitant à ne pas céder au laxisme, à la paresse, à la légèreté, à la facilité et aux intimidations de quelque nature que ce soit une fois sur le terrain. Il est indispensable de leur signifier déjà à la base que ne réussiront sur le terrain que ceux qui travailleront dans les normes.

-Le Syndicat des IEP: Le bureau exécutif du Syndicat des IEP (le Synaieppci) devrait prendre le devant de la bataille relativement à cette question car elle écorche sérieusement l’honorabilité et la crédibilité de l’ensemble des Inspecteurs de Côte-d’Ivoire. Ce combat est d’autant plus justifié que le code de déontologie dont nous nous sommes librement doté en 2007 a pour objectif de contribuer à la moralisation de notre corporation et de ce fait, condamne très fermement de telles pratiques déshonorantes pour elle. Le cas échéant, le Synaieppci devra collaborer étroitement avec la tutelle (Le Ministère de l’Education Nationale) afin de contribuer à assainir l’environnement des examens pédagogiques et faire en sorte que certaines valeurs nobles recommencent à signifier quelque chose dans nos rangs.

Au niveau des collaborateurs des IEP

Même si l’Inspecteur a "le dos large" et endosse toutes les responsabilités, il est bon de savoir que celui-ci est souvent victime de certains collaborateurs indélicats qui sont les vecteurs de ces pratiques honteuses. Il est donc impératif que certains agents du bureau, les Conseillers Pédagogiques et les Directeurs d'écoles (pas tous, heureusement) arrêtent de racketter les candidats dans le dos de l'Inspecteur, sous le prétexte que c'est à sa demande qu’ils agissent.

Au niveau des candidats

Quant aux candidats eux-mêmes, il est primordial qu’ils se mettent sérieusement au travail et arrêtent de harceler les IEP par des sommes d'argent ou "autres" qui ne leur sont pas toujours exigées.
Un remerciement ou une reconnaissance peut se manifester après l’examen en toute liberté, mais pas avant.

Au niveau de l’autorité de tutelle (Ministère de l’Education Nationale)
Le Ministère de l’Education Nationale devra inévitablement prendre des mesures coercitives adéquates et des sanctions exemplaires dans des cas de flagrance avérée.

Toutefois, afin d’avoir les coudées franches pour le faire, il est impératif que certaines actions soient menées dans le sens d’améliorer les conditions d’exécution de ces examens par les IEP. Il s’agit entre autres :

Au niveau de la DAAF
-Le carburant: il serait salutaire d’allouer des lignes objectives de carburant aux IEP du fait du caractère très itinérant de leur fonction (environ 70% de temps à passer sur le terrain et 30% au bureau). En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, l’amer constat fait pendant les conférences budgétaires en région révèle que les Inspections ont des lignes de carburant nettement inférieures à celles d’autres structures pourtant sédentaires, dont les champs d’action ne se limitent notoirement qu’à des espaces très réduits. Quand de surcroit le peu de carburant alloué n'est pas payé par le trésor pendant des années, cela n'équivaut-il pas à inviter les chefs de structure à "se débrouiller" comme ils le peuvent ?

-L’entretien et la réparation des véhicules: en jetant un coup d'œil sur cette ligne au niveau des budgets des inspections, l'on se rend compte que les dotations qui y sont inscrites suffisent à peine pour faire deux vidanges du véhicule 4x4 à la CFAO ou pour acheter quatre (04) pneus. Il est extrêmement impératif de prêter une bienveillante attention à cet aspect pour permettre aux IEP de courir moins de risques sur les pistes dont l’état de dégradation n’est plus à démontrer.

Au niveau de la DECO
-Le profil de recrutement: vivement que la DECO "sécurise" davantage le concours d’entrée dans les CAFOP afin d’éviter que l’on retrouve dans nos écoles, des stagiaires de 40 ans (et même plus !), avec des BEPC douteux et qui n’ont d’autre alternative que d’harceler les IEP avec de fortes sommes d’argent pour "acheter" leur admission.

-La question des indemnités d’examen: Il est souhaitable que des indemnités correctes et motivantes soient octroyées pour ces examens de CAP et de CEAP dont les conditions d’exécution sont des plus difficiles, des plus contraignantes et des plus risquées.
Imaginez un Inspecteur qui quitte son domicile à 5h du matin pour pouvoir arriver avant 8h dans une école après un parcourt de 40 à 50 km sur une piste très dégradée, passe environ 4h d’examen (pour une titularisation) ou 7 h (pour une intégration), passe souvent la nuit dans le village (dans les cas d’intégration qui ne s’achèvent pas tôt), pour une indemnité de…1.000F par candidat ! Quelle motivation faut-il attendre de cet IEP, alors que les indemnités pour les examens dans d’autres ordres d’enseignement (où les conditions sont pourtant moins contraignantes) sont établies à plus de 2.000 F et cela par heure et non par candidat ?
L’on n'irait pas jusqu'à suggérer des primes de risque pour ces examens bien que cela pourrait se justifier pleinement, mais que des indemnités conséquentes soient au moins allouées.

Au niveau de la DELC
Une tournée de sensibilisation et de mise en garde effectuée par la DELC dans tous les CAFOP en présence de tous les Inspecteurs de la zone concernée serait de nature à refroidir d’éventuelles velléités malsaines d’une part, et permettrait aux stagiaires de mieux préparer le terrain d’autre part.

En somme, depuis le sommet de la hiérarchie éducative jusqu’au candidat dans sa classe en passant par les différents niveaux de hiérarchisation, chaque acteur devra jouer correctement sa partition afin de contribuer à solutionner cette épineuse question des examens pratiques de titularisation et d’intégration.

Sans avoir la prétention d’avoir abordé le sujet de façon exhaustive et dans toute sa complexité, j’espère réussir (très modestement) à ébaucher les axes d’une réflexion qui, après enrichissements par d’autres intelligences, aboutira à assainir totalement l’environnement très controversé des examens pédagogiques du CAP et du CEAP dans l’enseignement primaire.

Si un tel pari était réussi, cela constituerait à n’en pas douter, un important pas franchi pour sauver l’image de l’Inspecteur. Ou du moins ce qui en reste encore !


TOURE YOUSSOUF
Inspecteur de l'Enseignement Préscolaire et Primaire
Chef de la Circonscription de Daloa-3

Tél: 32-78-20-33 / 02-67-02-76
e-mail: ieptoure@yahoo.fr

04:21 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | |

samedi, 13 août 2011

Conseils utiles pour tout dirigeant

Lorsque je parcourais dans l’hebdomadaire "ISLAM-INFOS" cette lettre de l’ancien juge sénégalais KEBA M’BAYE à son fils ABDOUL (PDG de la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS), j’avais la nette impression qu’elle était adressée à l’Inspecteur de l’Enseignement Primaire que je suis.
Celui qui m’a recommandé l’article (El Hadj BABA Kaké, Directeur de CAFOP) a eu également la même impression et ceux à qui je l’ai recommandé à mon tour m’ont tous certifié qu’ils se sont sentis également ciblés.
Peut être en sera-t-il de même pour vous aussi, pourquoi pas ? Prenez donc de temps de le lire, et jusqu’au bout surtout !


Source : ISLAM INFO (n°300 du 3 au 9 août 2011)
Rubrique: La chronique du vendredi (Par ABOU KHALFATH-IM)

Titre de l’article:
LETTRE D’UN PERE (1) CELEBRE A SON FILS HAUT CADRE (2):
Le père et le fils : Amour, Vérité, Dieu et Management


Mon fils,

Mes félicitations ! Que Dieu t’aide à porter ta lourde charge. Qu’il te protège contre le mal et t’inspire à chaque instant afin que toujours tu suives la voie du bien. J’ai confiance.

Néanmoins je ne peux m’empêcher de te donner quelques conseils en de telles circonstances. D’ailleurs tu en entendras bien d’autres. Il faut en prendre et en laisser. Au Saloum, on dit que quand un saloum-saloum te dit : « Faa lay waxal ! », méfie-toi « waxal lu la. Bopam lay waxal ». Il faut donc écouter tout le monde, et prendre ta décision seul.
Je n’attendrai pas aujourd’hui pour te faire une leçon de morale. Tu n’en as jamais eu besoin. Je suis donc sûr que tu ne vas pas changer. Mais je vais te livrer quelques remarques. Il ne s’agit guère des fruits d’une réflexion, mais du résultat d’une longue expérience de responsabilités. Je te le sers sans ordre :

• N’aie confiance en personne à commencer par moi. Ne fais jamais rien d’important sans en discuter avec ton épouse. Il ne s’agit évidemment pas de faire ce qu’elle te dit, mais de prendre son avis. Prendre aussi d’autre avis en ayant toujours en tête que ce que tu dis à un étranger sera répété, et parfois déformé.

• Reste simple. Mais ne sois pas vulgaire. Un banquier est comme un magistrat : il ne doit pas être accessible à tout venant. Sois égal pour tous : tes administrés et tes clients. Soit juste avec eux. Garde-toi des sentiments. Ils ne servent à rien dans ton métier. Respecte riches et pauvres, puissants et misérables.

• Ne te mets pas en mal avec ceux qui t’ont fait confiance et en tête de qui se trouvent le Président et le Premier ministre. Fais savoir à ceux qui t’ont combattu que tu connais leur position et comprends leur inquiétude. Rassure-les et essais de les convaincre qu’ils ont eu tort. Ne te coupe ni de tes amis d’hier, ni de mes relations à moi. Mais que personne, je dis bien personne, ne réussisse à te faire dévier de la route que tu t’es tracée et qui doit être pavée des règlements et des lois qui régissent la BHS. S’ils veulent te voir reçois-les, mais n’accepte pas qu’on te fasse perdre ton temps. Il faut néanmoins rester correct, simple et courtois. Refuser quelque chose à quelqu’un n’est ni bon ni mauvais, tout est dans la manière. On peut donner et faire de son donateur son pire ennemi. On peut refuser un service et garder un ami.

• Garde-toi des nouveaux amis. Ils seront les premiers à rigoler si un jour tu te casses la figure. Sois méfiant, et même dans ton service mets en place un système d’information et de consultation. Le premier est occulte et le second officiel. Mais ne donne jamais l’impression que tu n’es pas le chef, donc celui qui décide. Aie confiance en toi-même. Tu es désormais l’égal de qui que ce soit. La modestie n’est pas l’humilité. Celle-ci ne doit se manifester qu’envers Dieu.

• Continue à pratiquer ta religion avec la même constance, la même foi profonde ; crois en Dieu ; et donc pas à un homme. Ils sont comme toi : à commencer par moi ! Dis-toi que nul ne doit t’en imposer. Mais que cela ne t’empêche pas de reconnaître le mérite des autres. Aie toujours à l’esprit qu’un chef cesse d’être un chef le jour où il devient faible. Ne te laisse jamais démonter. Prends tes sanctions avec fermeté et donne tes récompenses avec objectivité.

• Dis-toi toujours que ce que tu n’as pas fait toi-même ou que tu n’as pas contrôlé, n’est pas fait ou est mal fait. Sois le premier à la banque et sors toujours le dernier. Garde tes opinions politiques pour toi. Un moment viendra où tu pourras dire ce qui te plait et où tu voudras. Ecoute beaucoup et parle peu, jamais une décision à la hâte, jamais une opinion après avoir écouté une seule partie. Il faut savoir ce qui se passe autour de toi, et faire semblant parfois de l’ignorer tout en en tenant compte dans tes actions.

• Ne mange pas n’importe où et ne bois pas un liquide dont tu ne connais pas l’origine. La circonspection et la méfiance avant tout. Fais-toi voir le moins possible. Ne commence aucune pratique que tu ne puisses poursuivre si elle est bonne.

• Il me reste encore beaucoup de choses à te dire, j’en choisis une seule et la dernière : reste toi-même et que Dieu t’aide.

Papa

En un mot comme en cent, la gestion des hommes et des institutions, donc du pays peut commencer dans la famille. En choisissant cette lettre, la chronique du vendredi a voulu porter un témoignage vivant au moment où nous assistons à de nombreuses nominations.
A LA SEMAINE PROCHAINE INCH’ALLAH

(1) Kéba M’baye, ancien juge.
(2) Abdoul, PDG de la Banque de l’Habitat du Sénégal

05:07 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | |

mardi, 07 juin 2011

Plaidoyer pour une autonomisation de l'enseignement préscolaire et primaire

L’actualité brûlante, c’est la publication depuis quelques jours de la nouvelle équipe gouvernementale issue des élections présidentielles du 28 novembre 2011, avec 36 portefeuilles ministériels.

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Si la crise économique persistante a induit des équipes réduites depuis plusieurs années, la dernière mouture avec 36 postes sonne le retour des gouvernements plus étoffés. Cela ne signifie pas pour autant la fin de la récession budgétaire, loin s’en faut. Cette équipe "élargie" -malgré le contexte de crise- ne peut s’expliquer que par la volonté du nouveau pouvoir de définir pour les ministères, des contenus moins pléthoriques et plus précis, afin de mieux rapprocher l’administration des administrés et « toucher les problèmes de plus près », dans un souci d’efficacité.
Dans cette optique, les acteurs de l’enseignement préscolaire et primaire ne peuvent que lorgner sur l’une des choses qui leur tient le plus à cœur : l’autonomisation du secteur de l’éducation de base. Un ministère de l’Enseignement Préscolaire et Primaire ? Ce serait tant mieux. Mais à défaut, une Direction Centrale, pourquoi pas !

2138689-2979342.jpg?v=1289617726 Encore un ministère de plus ! », penseront certains. Certainement. Mais un ministère de trop, pas du tout !
En réalité, il faut appartenir au milieu de l’éducation de base (ou l’approcher) pour mieux appréhender la complexité de son fonctionnement. Sans avoir la prétention de le décrypter exhaustivement, il convient tout de même de donner un petit aperçu de la réalité qui sous-tend le vaste univers du préscolaire et du primaire.

• Le premier élément à retenir, c’est la taille de cette frange du système éducatif ivoirien qui fonctionne avec :
-environ 10.000 écoles (préscolaires et primaires confondues)
-plus de 50.000 enseignants
-186 Circonscriptions d'enseignement préscolaire et primaires
-près de 2.000.000 d’élèves
-des dizaines de milliers d’infrastructures (classes, logements, cantines, bureaux,...)
-etc.
Toutes ces données qui constituent des indicateurs objectifs de la représentativité de l’éducation de base dans notre système éducatif justifient aisément les nombreux et importants financements dont ce secteur fait l’objet de la part des bailleurs de fonds et organismes internationaux.

• Un autre élément important milite également en faveur de cette autonomisation: il s’agit de la complexité de la gestion et du fonctionnement de cet ordre d’enseignement.
En effet, les circonscriptions d’enseignement préscolaire et primaire (dirigées par des Inspecteurs) se déclinent en plusieurs Secteurs Pédagogiques (dirigés par des Conseillers pédagogiques), eux-mêmes se déclinant en écoles (dirigées par des Directeurs). La gestion des activités -pédagogiques, administratives et extrascolaires- est fortement influencée par ce système à hiérarchisation intermédiaires très prononcée, ce qui lui confère un caractère complexe et délicat, doublé d’une nature spécifique.
Quand en plus l’on sait que chaque Direction Régionale comprend généralement plusieurs Inspections d’une part, et que chaque Inspection renferme en moyenne 50 écoles dont les 2/3 se trouvent dans des villages souvent très éloignés et d’accès difficiles d’autre part, l’on imagine aisément que la gestion du préscolaire et du primaire ne peut être efficace si elle s’effectue dans un moule commun aux autres ordres d’enseignement, notamment le secondaire où les rapports hiérarchiques entre la tutelle -Cabinet, Directions centrales, DREN- et les établissements sont nettement moins alambiqués.

• Enfin, la réussite des grands chantiers du système éducatif ivoirien, dont le plus important reste la scolarisation à 100%, passe nécessairement par un enseignement de base solide et efficace, avec entre autres:
-une véritable politique de formation continue et de perfectionnement professionnel du personnel d’encadrement (IEP, Conseillers pédagogiques, Enseignants)
-l'instauration d'un mécanisme devant permettre de mieux crédibiliser les examens pédagogiques (CAP et CEAP)
-la nécessaire vulgarisation des écoles maternelles
-l'octroi d'une cantine à chaque école
-l’instauration d’une vraie politique d’autosuffisance en vivres au niveau des cantines scolaires
-l’assainissement réel de l’environnement scolaire
-une redynamisation adéquate et coordonnée des activités extrascolaires et socioéducatives
-la réussite pour tous les élèves (ou presque) pour coller à la réalité de la Formation par Compétences.
-etc.
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Je voudrais m’en tenir à ces quelques motivations parmi les nombreuses autres qu’on ne saurait évoquer de façon exhaustive dans un tel forum, au risque de lasser les lecteurs par la longueur des éléments justificatifs.

Ce qu’il est important de retenir, c’est que tous ces objectifs, aussi primordiaux les uns que les autres, ne peuvent être atteints si la gestion du secteur de l’enseignement préscolaire et primaire reste confinée dans sa configuration actuelle. C’est pourquoi, cette autonomisation souhaitée n'est en réalité qu'un nécessaire -pour ne pas dire indispensable- palier à franchir.

Evidemment, l’octroi d’un département ministériel (ministère plein ou ministère délégué) serait l’idéal. Mais à défaut et en attendant des lendemains meilleurs, cet ordre d’enseignement pourrait bien se contenter d’une Direction Centrale: la Direction de l’Enseignement Préscolaire et Primaire.

Raisonnablement, ce n’est pas trop demander car seulement à ce prix, l’on pourra espérer un enseignement de base performant et efficace, gage d’un système éducatif de qualité en Côte-d'Ivoire.


TOURE Youssouf
IEP Daloa-3
ieptoure@yahoo.fr

12:50 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | |

mercredi, 04 mai 2011

CAIEP 2010: Drôle de concours !

Le CAIEP, c’est le Certificat d’Aptitude à l’Inspection des Ecoles Préscolaires et Primaires. C’est le prestigieux (?!?) diplôme qui donne accès à la non moins prestigieuse (?!?) corporation des Inspecteurs de l’Enseignement Préscolaire et Primaire de Côte-d’Ivoire. L’organisation de la session 2010 de ce concours est un véritable phénomène digne de figurer dans le livre des records GUINESS. Si vous n’y croyez pas, parcourez ce qui suit et essayez vous-même de saisir… l’insaisissable !

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C’est l’histoire d’un concours qui débute au mois de juin 2010. En effet, l’épreuve écrite du concours d'accès au cycle de formation des Inspecteurs de l'Enseignement Préscolaire et Primaire est programmée et exécutée le mercredi 16 juin 2010. A cette époque, le locataire du ministère de la Fonction Publique est monsieur Emile GUIRIEOULOU (photo ci-dessus). Après la phase écrite, silence radio pendant six (6) mois ! Six longs et interminables mois pour les postulants, délai au terme duquel une liste de 40 admissibles pour l’oral est finalement publiée le 31 décembre 2010, sous la signature de … Elisabeth Badjo Djécoury épouse DAGO, qui a hérité entretemps du ministère de la Fonction Publique dans le gouvernement AKE N’GO à l’issue de l’élection présidentielle controversée du 28 novembre 2010.

1133665783.jpgLes premières contestations ne se font pas attendre, dénonçant des fraudes massives. Dans les coulisses, il se murmure que « la bonne liste » n’a pas été publiée, et l’affaire éclate dans la presse locale. A cette époque, nous avons publié nous-même une contribution sur le sujet, intitulée: « Concours des Inspecteurs de l'Enseignement Primaire: Faut-il croire à une mascarade ? ». Les partisans de la contestation finissent par avoir gain de cause car à la surprise générale, le résultat publié le 31 décembre est invalidé et dans la foulée, la composition est reprogrammée pour le … 16 mars 2011. Malgré les protestations et les démarches auprès de Madame le Ministre et de Monsieur le Premier Ministre d’alors (Aké N’GO), les « 40 malheureux » ont dû se résoudre à reprendre la composition avec tous les autres (et mêmes de nouveaux candidats ajoutés au passage sur la liste). Avec la promesse cette fois-ci que les résultats ne prendraient plus six mois, mais seraient disponibles une petite quinzaine de jours après, c’est-à-dire dans la première semaine du mois d’avril 2011 au plus tard. Seulement voilà: la crise postélectorale a pris une autre tournure à partir du 27 mars et dans la période indiquée, Abidjan est déjà en guerre.

La suite, on la connait: bureaux saccagés, ordinateurs emportés, documents détruits... Et surtout, nouveauté de taille: le ministère de la Fonction Publique a encore changé de pensionnaire. Monsieur Gnamien KONAN est arrivé, ce « troisième larron » qui doit finalement prendre la décision définitive (nous l'espérons !) pour un concours dont l’organisation à commencé … un an plus tôt, au moment où lui-même ne se soupçonnait pas encore futur ministre de la Fonction Publique.
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Aujourd’hui 4 mai 2011 (date de publication du présent article), on en est là pour l'instant pour ce concours dont l’organisation toute aussi rocambolesque que singulière traduit la triste réalité du pourrissement de l'environnement des concours en Côte-d'Ivoire.

Juin 2010 - Mai 2011 : 12 mois, 2 compositions écrites et 3 ministres que ce concours aura traversé pour ... rien ! Aucun résultat définitif à ce jour.
Voici le nouveau décor des concours dans notre pays, la Côte-d’Ivoire.
Voici messieurs les IEP, ce qui reste du prestigieux concours que vous avez réussi avec fierté et honneur, au moment où le mérite signifiait encore quelque chose.

Vivement que le nouveau Ministre de la Fonction Publique mette fin à ce type de mascarade pour plus crédibilité du système ivoirien qui n'a que trop souffert de ces concours truqués.

TOURE Youssouf , un Inspecteur indigné
ieptoure@yahoo.fr

12:59 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | |

vendredi, 22 avril 2011

Maître JACQUES VERGES: quelle crédibilité ?

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Maître Jacques Vergès, l’un des plus célèbres et expérimentés avocats du barreau français fait partie du collectif des avocats (une dizaine) commis à la défense de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Ce « panel » d’avocats, de par la compétence de ses membres et de par la diversité de sa composition (4 français, 2 congolais, 2 camerounais, 1 sénégalais et 1 ivoirien) est à mon sens, l’un des plus compétents sur la place pour défendre l’ex-président pour les chefs d’accusations qui seront retenus contre lui. Du moins, cela a été ma conviction jusqu’à ce que je parcours hier (jeudi 21 avril 2011) un article sur le site lebanco.net, intitulé «Quand Vergès condamnait Gbagbo » sous la plume de Kakou Ernest TIGORI (infos.unn2010@yahoo.fr).

En effet, ce papier met en évidence certains passages d’un livre intitulé « De la mauvaise conscience en général et de l'Afrique en particulier » publié en 2003 aux éditions JC Lattès et co-écrit avec Bernard Débré, où Jacques Vergès justement défendait une position totalement aux antipodes de la mission à laquelle il participe aujourd’hui.

Voici quelques passages de ce livre, extraits de l’article de Kakou Ernest TIGORI, selon qui l’on peut déjà lire dès la première page du livre :
Les légendes meurent aussi. Celle de la Côte d'Ivoire, « vitrine de l'Afrique », n'aura pas résisté deux ans à Laurent Gbagbo. Déjà ébranlé par la chute des cours du cacao dont il reste le premier producteur mondial, cet ancien fleuron de l'Afrique occidentale française a vu, en quelques mois, se déliter l'héritage de son premier président, Félix Houphouët-Boigny (disparu en 1993) : celui d'un Etat unitaire qu'il avait su protéger, trois décennies durant, de la malédiction du racisme -entre Blancs et Noirs, mais aussi et surtout entre ethnies locales et ressortissants des pays voisins, venus concourir, par leur travail, au miracle économique des années soixante et soixante-dix.

Toujours selon l'article, à partir de la page 26 du livre, Jacques Vergès et son co-auteur soutiennent ce qui suit :
« La Côte d'Ivoire est vraiment un miroir qui nous permet d'admirer, dans l'intimité de leur conscience, les sectateurs des droits de l'homme. Quand des élections pluralistes ont lieu au Gabon, sans effusion de sang, les défenseurs des droits de l'homme contestent leur légitimité. Omar Bongo n'a décidément pas le profil qui plaît. Mais quand des élections ont lieu en Côte d'Ivoire, quand les deux plus grands partis sont interdits de candidature, et que plusieurs centaines de personnes sont tuées par les forces de l'ordre, voire par des escadrons de la mort à la solde du pouvoir en place, les mêmes applaudissent à la difficile victoire de la démocratie et Gbagbo, membre apprécié de l'internationale socialiste, proclame sa foi dans les droits de l'homme. Quand des opposants irakiens prennent les armes pour combattre leur gouvernement depuis l'étranger, les gouvernements occidentaux les subventionnent et les arment. Mais quand des opposants s'insurgent, en Côte d'Ivoire même, contre un gouvernement qui prône ouvertement la xénophobie, pas un de nos « droit-de-l'hommistes » ne cite le plus bel article de la Déclaration des droits de l'homme qui fonde la résistance à l'oppression ! L'aveuglement atteint chez nous, en 2003, un degré extraordinaire ! Pensez qu'au moment où nous discutons, le scénario suivant se réédite chaque jour en Côte d'Ivoire : une presse aux ordres publie des listes de traîtres dans un style ordurier et raciste (la femme de l'ancien Premier ministre Ouattara est quotidiennement traitée de « juive blanche »), et dans la semaine qui suit, ceux qui n'ont pas pu s'exiler reçoivent la visite des escadrons de la mort. En face de cette démonstration de l'arbitraire, selon le mot d'un diplomate, la Ligue internationale des droits de l'homme se tait. Et tant pis pour les cadavres, il est vrai de « nationalité douteuse », découverts dans divers charniers.
Je dis qu'il fallait l'avertir, d'entrée de jeu : « Si nous sommes les affreux colonialistes que vous décrivez, nous partons ! Et débrouillez-vous avec vos rebelles ». Ce qui lui laissait le temps de préparer la transition mais ne l'autorisait nullement à opprimer son peuple et humilier la France en brandissant des portraits de Bush, ce même Bush qui, pourtant, ne risque pas la vie d'un seul GI pour maintenir Gbagbo au pouvoir.
Bref, quelles que soient les erreurs tactiques que nous avons commises en Côte d'Ivoire, la France, et c'est heureux, n'a pas réédité l'erreur de François Mitterrand au Rwanda, qui a laissé place nette aux Américains ...


Après la lecture de cet article, je me suis posé beaucoup de questions dont l’une justement constitue le titre de mon écrit : quelle crédibilité accorder à Maître Jacques Vergès dans le collectif des avocats de l’ex-président Laurent Gbagbo?

A chacun d’approfondir la réflexion !

TOURE Youssouf
ieptoure@yahoo.fr

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mardi, 28 décembre 2010

Curieux sondage sur "abidjan.net": pas d'issue pacifique à la crise ivoirienne

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Depuis le 28 novembre 2010 (date du 2e tour de la présidentielle ivoirienne), il s’est établi un bicéphalisme au sommet de l’Etat, avec tout ce que cela comporte comme effets collatéraux très dommageables pour les innocents citoyens pris en otage par la classe politique.
Pour tenter de dénouer cette crise insolite sans précédent dans le monde, des actions diplomatiques sont entreprises et des suggestions de sortie de crise fusent de partout.

C’est dans cette grisaille que le portail « abidjan.net », célèbre moteur de recherche multimédia en Côte-d’Ivoire, réalise depuis peu, un sondage dont les items paraissent pour le moins … surprenants.
En effet, l’on peut lire ceci sur la page d’accueil du portail :

SONDAGE

Selon vous, la crise ivoirienne se terminera :

• Par l’essoufflement de la contestation
• Par une intervention militaire
• Par la guerre civile
• Franchement, aucune idée


Aussi curieux et surprenant que cela puisse paraître, « abidjan.net » ne prévoit aucun item relatif à un quelconque règlement pacifique de la crise autour d’une table de négociation où les « frères ivoiriens » se retrouveraient pour discuter franchement et lever les obstacles.
N’est-il pas permis de rêver que les résultats escomptés par une guerre civile, une intervention militaire ou l’essoufflement de la contestation peuvent aussi s’obtenir par la négociation et la diplomatie ?

Dans tous les cas, le libellé de ce sondage est une curieuse façon pour son auteur d’exprimer "son patriotisme". Si bien-sûr il est ivoirien !

21:02 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | |

samedi, 13 novembre 2010

La fête des ... moutons !

Chaque année, à la même période, le grand ballet constaté dans l’arrivage des nombreux convois de moutons du Mali ou du Burkina constitue le signe annonciateur d’un événement d’envergure, d’une grande fête, celle des " moutons " dit-on couramment.

Quels sont donc ces moutons (certainement doués d'intelligence !) qui sont en fête chaque année ? Quelqu'un pourrait-il m'expliquer comment ces "bêtes intelligentes" se manifestent-elles pendant leur fête ? Ce sont autant de questions (et bien d'autres encore) que je me pose souvent devant cette appellation que je trouve totalement erronée et mal à propos.

Si l’on pousse la réflexion plus loin, la fête des moutons pour des musulmans en fête, cela signifierait tout simplement pour les puristes de la langue de Molière que " les Musulmans sont des M...". Je n'ose pas aller jusqu'au bout.

Et le mouton dans tout ça ? Un chanceux, tout simplement ! Car, pour une célébration où le sacrifice peut s'opérer également sur des chameaux, des bœufs ou d'autres types de bêtes, le mouton s'est vu attribuer la dénomination de cette prestigieuse fête. Veinard de mouton !

En tout état de cause, il est bon que la vraie appellation de cette commémoration reprenne le dessus, à savoir la fête de la TABASKI.

Si l'on devait continuer de considérer que la fête des moutons, c'est la fête au cours de laquelle l'on "tue" des moutons, imaginez donc dans cette logique, ce qui adviendrait au cours de la fête des ... Mères ou des Pères, par exemple !

Bonne fête de Tabaski donc - et non des moutons ! - aux Musulmans de Côte d'Ivoire et du monde entier.

TOURE Youssouf

23:13 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | |

dimanche, 24 octobre 2010

Emission "FACE AUX ELECTEURS": Ordre de passage des Candidats

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La campagne pour le scrutin présidentiel est ouverte depuis environ une semaine en Côte d'Ivoire. Afin de permettre à chaque candidat de s'adresser à l'électorat et d'expliquer son programme, une émission spéciale a été initiée par la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI). Ainsi donc, depuis le samedi 16 actobre, les candidats se succèdent à l'antenne pour s'expliquer sur les questions de POLITIQUE, d'ECONOMIE et de SOCIETE. Voici l'ordre de passage qui devrait permettre de vivre une campagne saine et apaisée comme le prône tous les partis à la course au fauteuil présidentiel.

CANDIDATS INDEPENDANTS

1 - samedi 16 octobre 2010: AKOTO YAO KOUADIO Félix, Indépendant

2 - dimanche 17 octobre 2010: DOLO ADAMA dit Adama Dahico, Indépendant

3 - lundi 18 octobre 2010: KONAN KOUADIO Siméon, Indépendant

4 - mardi 19 octobre 2010: ENOH AKA N'Douba, Indépendant

5 - mercredi 20 octobre 2010: TAGOUA NYNSEMON Pascal, Indépendant

6 - jeudi 21 octobre 2010: OBLE LOHOUES Anne Jacqueline, Indépendant


CANDIDATS SOUTENUS PAR UN PARTI OU GROUPEMENT POLITIQUE NON MEMBRE DU CPC

7 - vendredi 22 octobre 2010: ANAKY KOBENAN Innocent Augustin, Mouvement des Forces d'Avenir (M.F.A)

8 - samedi 23 octobre 2010: WODIE VANGAH Romain Françis, Parti Ivoirien des Travailleurs (P.I.T.)

9 - dimanche 24 octobre 2010: GNAMIEN Konan, Union Pour la Côte d'Ivoire (U.P.C.I)

10 - lundi 25 octobre 2010: TOIKEUSSE MABRI Albert, Union pour la Démocratie et pour la Paix en Côte d'Ivoire (U.D.P.C.I)

11 - mardi 26 octobre 2010: TOHOU Henri, Union Socialiste du Peuple


CANDIDATS SOUTENUS PAR UN PARTI OU GROUPEMENT POLITIQUE MEMBRE DU CPC

12 - mercredi 27 octobre 2010: Aimé Henri KONAN BEDIE, Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA)

13 - jeudi 28 octobre 2010: OUATTARA Alassane, Rassemblement Des Républicains (R.D.R)

14 - vendredi 29 octobre 2010: GBAGBO Laurent, La Majorité Présidentielle (L.M.P)

Ouattara Lacinan/ Source: CNCA

23:50 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

Présidentielles 2010: La campagne se met au WEB

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Certains candidats à l'election présidentielle ont leur site web de campagne ainsi que leur page facebook. Pratique pour les suivre !

LAURENT GBAGBO: http://www.gbagbo.ci/ et http://www.laurent-gbagbo.com/index.php Facebook

ALASSANE DRAMANE OUATTARA : http://www.ado.ci/accueil.php et http://www.adosolutions.ci/ado/home.php Facebook

HENRY KONAN BEDIE : http://www.henri-konan-bedie.org/ Facebook

FRANCIS WODIE : http://franciswodie.net/

JACQUELINE OBLE : http://www.oble.ci/index_02.php Twitter

ADAMA DAHICO : http://www.adamadahico.com/

GNAMIEN KONAN - http://www.gnamienkonan.ci/ Facebook

Dr ALBERT TOIKEUSSE MABRI http://www.mabritoikeusse.org/ Facebook

TOHOU Henri : http://www.henritohou.org/index.php?lang=fr Facebook

KONAN KOUADIO SIMEON : http://simeonkouadio.org/

TAGOUA NYNSEMON Pascal http://pascaltagoua.com/fr/accueil.php Facebook

23:38 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |

Présidentielles 2010: Des affiches tous azimuts

Pas besoin d'être un spécialiste de communication pour savoir quel peut être l'impact des images sur les populations. Et les candidats ne se sont pas privés d'inonder les rues et les espaces puplicitaires, surtout "les 3 grands".
Prenez-en donc plein les yeux avec ces images de campagne grandeur nature ...

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23:10 Écrit par TOURE YOUSSOUF | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | |