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mercredi, 04 mai 2011

CAIEP 2010: Drôle de concours !

Le CAIEP, c’est le Certificat d’Aptitude à l’Inspection des Ecoles Préscolaires et Primaires. C’est le prestigieux (?!?) diplôme qui donne accès à la non moins prestigieuse (?!?) corporation des Inspecteurs de l’Enseignement Préscolaire et Primaire de Côte-d’Ivoire. L’organisation de la session 2010 de ce concours est un véritable phénomène digne de figurer dans le livre des records GUINESS. Si vous n’y croyez pas, parcourez ce qui suit et essayez vous-même de saisir… l’insaisissable !

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C’est l’histoire d’un concours qui débute au mois de juin 2010. En effet, l’épreuve écrite du concours d'accès au cycle de formation des Inspecteurs de l'Enseignement Préscolaire et Primaire est programmée et exécutée le mercredi 16 juin 2010. A cette époque, le locataire du ministère de la Fonction Publique est monsieur Emile GUIRIEOULOU (photo ci-dessus). Après la phase écrite, silence radio pendant six (6) mois ! Six longs et interminables mois pour les postulants, délai au terme duquel une liste de 40 admissibles pour l’oral est finalement publiée le 31 décembre 2010, sous la signature de … Elisabeth Badjo Djécoury épouse DAGO, qui a hérité entretemps du ministère de la Fonction Publique dans le gouvernement AKE N’GO à l’issue de l’élection présidentielle controversée du 28 novembre 2010.

1133665783.jpgLes premières contestations ne se font pas attendre, dénonçant des fraudes massives. Dans les coulisses, il se murmure que « la bonne liste » n’a pas été publiée, et l’affaire éclate dans la presse locale. A cette époque, nous avons publié nous-même une contribution sur le sujet, intitulée: « Concours des Inspecteurs de l'Enseignement Primaire: Faut-il croire à une mascarade ? ». Les partisans de la contestation finissent par avoir gain de cause car à la surprise générale, le résultat publié le 31 décembre est invalidé et dans la foulée, la composition est reprogrammée pour le … 16 mars 2011. Malgré les protestations et les démarches auprès de Madame le Ministre et de Monsieur le Premier Ministre d’alors (Aké N’GO), les « 40 malheureux » ont dû se résoudre à reprendre la composition avec tous les autres (et mêmes de nouveaux candidats ajoutés au passage sur la liste). Avec la promesse cette fois-ci que les résultats ne prendraient plus six mois, mais seraient disponibles une petite quinzaine de jours après, c’est-à-dire dans la première semaine du mois d’avril 2011 au plus tard. Seulement voilà: la crise postélectorale a pris une autre tournure à partir du 27 mars et dans la période indiquée, Abidjan est déjà en guerre.

La suite, on la connait: bureaux saccagés, ordinateurs emportés, documents détruits... Et surtout, nouveauté de taille: le ministère de la Fonction Publique a encore changé de pensionnaire. Monsieur Gnamien KONAN est arrivé, ce « troisième larron » qui doit finalement prendre la décision définitive (nous l'espérons !) pour un concours dont l’organisation à commencé … un an plus tôt, au moment où lui-même ne se soupçonnait pas encore futur ministre de la Fonction Publique.
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Aujourd’hui 4 mai 2011 (date de publication du présent article), on en est là pour l'instant pour ce concours dont l’organisation toute aussi rocambolesque que singulière traduit la triste réalité du pourrissement de l'environnement des concours en Côte-d'Ivoire.

Juin 2010 - Mai 2011 : 12 mois, 2 compositions écrites et 3 ministres que ce concours aura traversé pour ... rien ! Aucun résultat définitif à ce jour.
Voici le nouveau décor des concours dans notre pays, la Côte-d’Ivoire.
Voici messieurs les IEP, ce qui reste du prestigieux concours que vous avez réussi avec fierté et honneur, au moment où le mérite signifiait encore quelque chose.

Vivement que le nouveau Ministre de la Fonction Publique mette fin à ce type de mascarade pour plus crédibilité du système ivoirien qui n'a que trop souffert de ces concours truqués.

TOURE Youssouf , un Inspecteur indigné
ieptoure@yahoo.fr

12:59 Écrit par TOURE Youssouf | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer |

vendredi, 07 janvier 2011

Concours des Inspecteurs de l'Enseignement Primaire: Faut-il croire à une mascarade ?

Jadis considéré (avec celui de l'ENA) comme l'un des plus sérieux et les plus sélectifs, le concours d'accès au cycle de formation des Inspecteurs de l'Enseignement Préscolaire et Primaire est aujourd'hui dans la tourmente. De plus en plus, de lourds soupçons de fraude massive pèsent sur l'organisation de ce concours, lui enlevant du coup son caractère élitiste qui a toujours fait son prestige.
Dans cette veine, le quotidien "le jour" dans son édition du lundi 3 janvier 2011 met le pied dans le plat à travers un article de presse. Faut-il banaliser ce genre d'allégation ou croire effectivement en un simulacre de concours ?
En tout état de cause, en tant qu'Inspecteur de l'Enseignement Préscolaire et Primaire, je me sens interpellé. C'est pourquoi je voudrais partager avec vous cet article en espérant que vous ne manquerez pas de donner votre avis sur la question.



lu dans quotidien le quotidien le jour du 03 janvier 2011

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CONCOURS PROFESSIONNEL D'ACCES AU CYCLE DE FORMATION D'INSPECTEURS

Les candidats dénoncent la magouille à grande échelle


A peine publiée que la liste des admissibles au concours professionnel d’accès au cycle de formation d’Inspecteurs de l’Enseignement Préscolaire et du Primaire au titre de l’année 2010 fait l’objet de contestation. Des candidats décrient un recrutement complaisant.

Les résultats du concours professionnel d’accès au cycle de formation d’inspecteur de l’enseignement préscolaire et du primaire au titre de l’année 2010 ont été publiés le 31 décembre dernier. 41 candidats ont été déclarés admissibles sur un total de 1165. Des candidats malheureux qui ont approché notre rédaction s’étonnent de ce qu’aucun des 125 auditeurs du centre de formation continue de l’école normale supérieure (ENS) de la session 2010 n’a été déclaré admissible à ce concours.
« Cela est impossible quand on sait que nous avons préparé rigoureusement ce concours pendant deux ans », se défend l’un des contestataires. Pour eux, les résultats publiés ne relèvent que de la pure magouille. Les candidats non déclarés admis s’appuient sur plusieurs arguments pour défendre leur position. « Des personnes qui n’étaient pas habilitées à présenter ce concours l’ont passé », fait remarquer l’un de nos interlocuteurs qui s’est exprimé sous le sceau de l’anonymat. Il précise que c’est le cas de M. Oulouhadé Denis, Econome au Lycée 4 de Daloa qui bien que n’étant pas autorisé à compétir a été déclaré admissible à ce concours. Ce concours n’étant réservé qu’aux instituteurs et aux professeurs de CAFOP, selon les protestataires. Notre source indique que le nommé doit son admissibilité au fait qu’il a fait partie de la direction de campagne du ministre Emile Guiriéoulou à Guiglo.

Au-delà de ce dernier, le candidat Affely Joseph de Gaulle du grade A4 n’étant pas autorisé à compétir à ce concours a également été admissible a fait savoir notre interlocuteur. Il ajoute que certains candidats admissibles ont payé la somme de deux millions FCFA et même parfois plus à des membres du jury pour être sur la liste publiée le 31 décembre. Un autre exemple cité par les contestataires est celui du candidat Djahi K. Marcel. « Il ne lui reste que quatre années pour faire valoir ses droits à la retraite et à ce titre, il ne peut postuler au concours selon la législation », charge l’un de nos informateurs.

Au vu de ces récriminations, les protestataires qui trouvent que la liste publiée est complaisante demandent au ministre de la Fonction publique du gouvernement Gbagbo de mettre en place un nouveau jury qui travaillerait dans la transparence.


ABDOULAYE K.
source: LE JOUR n° 2125 du 3 janvier 2011, page 8

23:03 Écrit par TOURE Youssouf | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer |